Installée à Evreux depuis 1798, la Société libre de l'Eure s'intéresse à tout ce qui touche au département de l'Eure, et plus généralement à la Normandie.

 

Historique de la Société libre de l'Eure

 

  • 4 Prairial an VI (23 mai 1798) : création de la Société libre d’agriculture et de commerce du département de l’Eure. Elle est la plus ancienne société créée en Haute-Normandie.
  • 1807 : après quelques années d'inactivité, cette société est réorganisée par le préfet Masson de Saint-Amand et devient la Société d’agriculture, sciences et arts du département de l’Eure.
  • 1830 : suite à sa réorganisation, la société prend le nom de Société Libre d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l’Eure, ou encore Société libre de l'Eure (SLE). Dotée de nouveaux statuts, elle est déclarée d’utilité publique en 1832.
  • 1877 : la Société libre de l'Eure est primée par le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) pour avoir « contribué au progrès de l’histoire nationale ».
  • 1884 : la loi sur les syndicats professionnels entraîne un transfert des fonctions agricoles de la Société libre aux syndicats agricoles et aux chambres d’agriculture.
  • Seconde Guerre mondiale : les activités de la Société libre sont mises en veille pour reprendre après-guerre.  Son siège est transféré en 1945 aux Archives départementales de l’Eure, où il se trouve toujours.


 

Organisation de la Société libre de l'Eure 


La Société libre de l'Eure était organisée à l'origine en plusieurs sections :

  • Agriculture :

Très active au XIXe siècle, cette section intervenait dans des domaines aussi variés que l’organisation de concours et comices agricoles, la promotion de l’enseignement agricole, l’encouragement aux domestiques ruraux. Elle encourageait également l’innovation agricole et industrielle en publiant de nombreux comptes rendus d’expérience entre 1830 et 1937 et en octroyant des primes aux agriculteurs désireux de se mécaniser. Elle futà l’origine d’une ferme-modèle, qui se solda par un échec.

À compter du XXe siècle, l’activité de la section d'agriculture s’essouffla et malgré un sursaut important à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, elle déclina au profit de la section culturelle.

  • Sciences naturelles et physiques :

Active jusqu’en 1850, cette section s’intéressa aux sciences et à leurs applications strictement agricoles. Si la section disparut, la thématique scientifique resta vivace au sein de la Société libre grâce à la mise à disposition du jardin botanique et de deux serres à compter de 1814, qui permettent de développer les plantations et de mener diverses expériences.

  • Sciences médicales :

À son apogée entre 1830 et 1840, cette section promut la recherche et l’innovation médicale, par le biais de comptes rendus d’articles et publications, d’études pathologiques et prophylactiques. Elle encouragea la prévention, en particulier la vaccine, et organisa des cours publics et gratuits à visée hygiéniste. Elle s’intéressa également aux sciences vétérinaires et botaniques. Elle finit par disparaître faute de membres.