Les Borgia : tel père, tel fils mais Lucrèce... ? - 1er avril 2017

par Danielle SERRANO, professeur émérite

SLE conf Borgia affiche

Dans le cadre de ses conférences mensuelles, la Société libre d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l’Eure, association laïque fondée en 1798 sous le Directoire, invite samedi 1er avril Danielle Serrano, professeur émérite, enseignante en techniques professionnelles en langues étrangères au lycée Aristide-Briand à Évreux de 1975 à 2004.
 
Cette conférence, intitulée « Les Borgia : tel père, tel fils mais Lucrèce... ? », aura lieu aux Archives départementales de l’Eure à Évreux, 2 rue de Verdun, à partir de 14 h 30.

Une série télévisée a récemment mis en scène cette famille Borgia à la réputation pour le moins sulfureuse mais si passionnante.

Quelle famille ! Trahisons ! Complots ! Incestes ! Empoisonnements ! Quelle source d’inspiration pour les romanciers ! Et pas des moindres : Alexandre Dumas fait revivre ses membres dans sa série des « Crimes célèbres ». Michel Zévaco, l’auteur des Pardaillan et du Capitan, l’un des héros incarnés au cinéma par Jean Marais, leur consacre un livre. Jusqu’à Mario Puzo, l’auteur du « Parrain », qui publie « Le sang des Borgia ». Sans oublier Victor Hugo et son drame « Lucrèce Borgia » en 1833. Et bien d’autres…

Mais qu’en est-il vraiment ? Cette période est bouillonnante : guerres, découvertes des grands navigateurs, des génies artistiques mais troublants. Une famille de dignitaires de l’Église : des prélats, des cardinaux et deux papes, d’abord Alphonse Borgia sous le nom de Calixte III de 1455 à 1458, et Rodrigo, autrement dit le pape Alexandre VI de 1492 à 1503.
 
Qu’en est-il des réalités et des fictions sur ce pape Rodrigo Borgia et sur ses enfants, César et surtout la mythique Lucrèce ? Une longue vie – pour l'époque – pour ce pape intelligent, retors, jouisseur, subtil connaisseur de l'âme humaine. Un parcours rapide, dense, foisonnant pour César Borgia, inspirateur de Machiavel pour son livre majeur, « Le Prince ». Une existence brève, trois mariages et une réputation d'empoisonneuse pour Lucrèce Borgia, immortalisée à l’écran sous les traits de Martine Carol dans le film de Christian-Jaque en 1953.

Les recherches d’Ivan Cloulas, ancien directeur des Archives départementales de l’Eure et ancien secrétaire général de la Société libre de l’Eure, spécialiste de la Renaissance, ont été l’une des sources documentaires de la conférencière.

Entrée libre et gratuite.