Un parlementaire normand à l'épreuve de la guerre : Pierre Mendès France ou la genèse d'un homme d'Etat - 4 juin 2016

Un parlementaire normand à l'épreuve de la guerre :

Pierre Mendès France ou la genèse d'un homme d'État

par Claude Cornu

docteur en histoire,

vice-président de la Société d’études diverses de Louviers

 

affiche conf cornu

 

 

 

Dans le cadre de ses conférences mensuelles, la Société libre d’agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l’Eure, association laïque fondée en 1798 sous le Directoire, accueille le samedi 4 juin Claude Cornu, docteur en histoire, vice-président de la Société d’études diverses de Louviers.

Cette conférence, intitulée « Un parlementaire normand à l'épreuve de la guerre : Pierre Mendès France ou la genèse d'un homme d'État », aura lieu  aux Archives départementales de l’Eure (2 rue de Verdun, à Évreux), à partir de 14 h 30.

 

La Seconde Guerre mondiale a été pour Pierre Mendès France une période fondatrice. À la veille du conflit, le député-maire de Louviers n'est encore qu'un jeune parlementaire d'avenir. Son expérience ministérielle se limite aux cinq semaines passées dans le second gouvernement Blum comme sous-secrétaire d'État au Trésor. En 1945, fort des responsabilités exercées aux côtés du général de Gaulle, il est de toute évidence appelé à jouer un jour prochain les premiers rôles et il a acquis la stature d'un homme d'État.

 

Les années 1940-1945 ont été pour lui le cadre d'une triple expérience :

  • D’abord, l'expérience de la haine politique : embarqué sur le « Massilia » le 21 juin 1940 pour rejoindre au Maroc son unité qui s'y était repliée, il est arrêté en août et condamné le 9 mai 1941 pour désertion par le régime de Vichy. Celui-ci voit là l'occasion de discréditer un parlementaire de gauche, juif de surcroît. C'est pour lui un affront et une humiliation qu'il entend effacer à tout prix.
  • Ensuite, l'expérience du courage militaire au risque de sa vie : évadé en juin 1941, il gagne Londres l'année suivante, non pour occuper un poste administratif mais pour reprendre le combat dans les Forces Françaises Libres. Il accomplira avec le groupe Lorraine treize missions de bombardement sur la France occupée.
  • Enfin, l'expérience du pouvoir : nommé commissaire aux Finances dans le CFLN le 9 novembre 1943, puis ministre de l'Économie du Gouvernement provisoire, il exerce durant dix-huit mois de lourdes responsabilités dans un domaine décisif pour la reconstruction du pays. Il y fait la preuve de ses compétences et de la fidélité à ses convictions. N'ayant pu faire prévaloir les mesures drastiques qu'il préconise, il choisit de démissionner en avril 1945.

C’est cette page d’histoire contemporaine que Claude Cornu nous fera découvrir au cours de son exposé illustré de projections de photographies et de documents.

 

Entrée libre et gratuite.